A lire, Jehanne, la Délivrance, pour donner suite au film
Ce livre est présenté sur le site de l'Université Stanford en Californie:
Nouvelle édition du livre :
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Ce livre risque-t-il d'indisposer les partisans de la démarche purement historique, dans le sens où il met en cause la démarche scientifique qui ne repose que sur l'investigation dite "objective" ?
L'Histoire, en tant que science, procède par l'étude rationnelle, basée sur les faits visible et se heurte inévitablement à la vérité des êtres qui n'est pas toujours consignée dans les documents.
C'est pourquoi l'Histoire n'est pas en mesure de considérer la phénoménologie johannique au-delà de l'anecdote et du simple déroulé des faits.
Dans ce livre nous avons essayé d'approcher — sans sombrer dans la religiosité médiévale — le phénomène des"voix" : il serait explicable au regard des récentes découvertes en matière de neurologie, et aucunement imputable comme l'ont cru bien des auteurs, à une pathologie. Bien au contraire, ce serait le propre des esprits bien équilibrés, que percevoir les "voix", les signes. La pensée prophétique ne procède pas autrement que par la connexion de la conscience personnelle à la conscience universelle. Nous avons également tenté de comprendre les enjeux du procès d'inquisition, en cernant la justice inquisitoriale et ses longues répercussions sur le système judiciaire actuel…
La dialectique Jeanne-Cauchon est également analysée, au regard d'une relation systémique structurelle entre le bourreau et sa victime.
Enfin, en annexe, l'ouvrage aborde le portrait de quatre femmes dont l'engagement spirituel — et historique — pourrait être qualifié de johannique.
Livre sur Jeanne d'Arc :La communication avec l’Invisible est-elle possible ?
La Pucelle d’Orléans soulève des questions essentielles qui, des siècles plus tard, demeurent d’actualité. La communication avec l’Invisible est-elle possible ? Les Ecritures l’affirment, mais les prélats qui la jugent, embarrassés, en ignorent les modalités.
Aujourd’hui, où en sommes-nous ? Reconnaissons-le : les meilleurs théologiens n’ont, à ce jour, pas répondu à cette problématique et les sémiologues n’ont aucunement résolu l’énigme : comment un signe peut-il ordonner une conduite à suivre ? Comment un signe se manifeste-t-il ? Quel est le procédé de décryptage du signe ? Comment le lire, l’interpréter ? Quel est le code de lecture[1] ?
Dès les premières séances, vertige ! Les assesseurs du Tribunal, doctes personnes, confortablement installés dans leurs fonctions sacerdotales, demeurent démunis face à la radicalité des affirmations de la Pucelle. S’attendaient-il à voir comparaître une brute ? La surprise est de taille quand jaillissent ses premières répliques. C’est que chez elle, tout est vrai. Sans componction ni solennité. Oui, Sainte Catherine lui parle. Sainte Marguerite la conseille. Et Saint Michel[2] veille sur elle. Ricanement du rationaliste. L’esprit de notre siècle accepterait tout au plus la poésie surréaliste de ces déclarations sur images de première communiante avant de revêtir la pauvre hallucinée d’une camisole de force. La réalité contondante du fait johannique n’en demeure pas moins : les batailles sont livrées en raison des signes qu’elle a perçus. Ici, l’ingérence du surnaturel dans l’ordre établi a raison des ratiocinations. La réalité témoigne de la valeur des visions.