dimanche 19 février 2012

Sarkozy-Hollande, et l'Esprit dans tout cela ?


Ah, tout le monde veut être élu !
Mais il ne s'agit pas seulement d'être élu par le Peuple, mais par l'Invisible.
Quel candidat sera choisi ?
Celui qui saura le mieux parler et plaire à l'Esprit ?

Que diable ! Trêve de raisonnements économiques, matérialistes !
Trêve de "pouvoir d'achat" et autres phraséologies qui nous feraient croire que le destin de l'humanité se décide par des statistiques.
 Le monde est fait de matière, mais la matière procède de l'Esprit.
L'Esprit vient d'abord. C'est donc à l'Esprit qu'il convient de s'adresser.
Qu'en pensez-vous, monsieur Sarkozy ?
Et vous, monsieur Hollande, où en êtes-vous de vos engagements face à l'Esprit. C'est la Berezina messieurs les candidats !
Une nullité absolue — et de plus vous en êtes fiers !
Pas de quoi pavoiser non plus à Gauche, et ne parlons pas de extrême-gauche qui prend le matérialisme comme forme de libération messianique !
On se trompe d'élections…


Jehanne, la Délivrance
234 pages
Editions Peleman


Un bon livre sur Jehanne d'Arc.

vendredi 10 février 2012

Jeanne d'Arc, la Délivrance. Livre. éditions Peleman, 234 pages.


par Dominique Blumenstihl-Roth
Editions Peleman, Belgique

234 pages, ouvrage relié

Un livre superbe.

Ce livre risque-t-il d'indisposer les partisans de la démarche purement historique, dans le sens où il met en cause la démarche scientifique qui ne repose que sur l'investigation dite "objective" ?

L'Histoire, en tant que science, procède par l'étude rationnelle, basée sur les faits visible et se heurte inévitablement à la vérité des êtres qui n'est pas toujours consignée dans les documents.

C'est pourquoi l'Histoire n'est pas en mesure de considérer la phénoménologie johannique au-delà de l'anecdote et du simple déroulé des faits.

Dans ce livre nous avons essayé d'approcher — sans sombrer dans la religiosité médiévale — le phénomène des"voix" : il serait explicable au regard des récentes découvertes en matière de neurologie, et aucunement imputable comme l'ont cru bien des auteurs, à une pathologie. Bien au contraire, ce serait le propre des esprits bien équilibrés, que percevoir les "voix", les signes. La pensée prophétique ne procède pas autrement que par la connexion de la conscience personnelle à la conscience universelle. Nous avons également tenté de comprendre les enjeux du procès d'inquisition, en cernant la justice inquisitoriale et ses longues répercussions sur le système judiciaire actuel…

La dialectique Jeanne-Cauchon est également analysée, au regard d'une relation systémique structurelle entre le bourreau et sa victime.

Enfin, en annexe, l'ouvrage aborde le portrait de quatre femmes dont l'engagement spirituel — et historique — pourrait être qualifié de johannique.





Jehanne d'Arc, la Délivrance. Par Dominique Blumenstihl-Roth

Par Dominique Blumenstihl-Roth
paru aux éditions Peleman (Belgique)
234 pages, ouvrage relié.



Ce livre est dégagé de toute obédience religieuse et ne participe à aucun sectarisme. L'hommage rendu à la Pucelle d'Orléans y dépasse toute forme de récupération, s'adressant à tous, à l'Universel.

Il ne s'agit pas, dans cet ouvrage, de répéter l'énumération des faits historiques connus de tous, mais d'entrer dans le secret même de Jeanne d'Arc : le mystère des voix, la lecture des signes, la mise au point d'une politique centrée sur une relation intime avec les forces de l'Invisible. 
 
L'Histoire, en tant que science, procède par l'étude rationnelle, basée sur les faits visible et se heurte inévitablement à la vérité des êtres qui n'est pas toujours consignée dans les documents.C'est pourquoi l'Histoire n'est pas en mesure de considérer la phénoménologie johannique au-delà de l'anecdote et du simple déroulé des faits. Dans ce livre nous avons essayé d'approcher — sans sombrer dans la religiosité médiévale — le phénomène des "voix" : il serait explicable au regard des récentes découvertes en matière de neurologie, et aucunement imputable comme l'ont cru bien des auteurs, à une pathologie. Bien au contraire, ce serait le propre des esprits bien équilibrés, que percevoir les "voix", les signes.
La pensée prophétique ne procède pas autrement que par la connexion de la conscience personnelle à la conscience universelle. Nous avons également tenté de comprendre les enjeux du procès d'inquisition, en cernant la justice inquisitoriale et ses répercussions sur le système judiciaire actuel…
 
La dialectique Jeanne-Cauchon est également analysée, au regard d'une relation systémique structurelle entre le bourreau et sa victime. Enfin, en annexe, l'ouvrage aborde le portrait de quatre femmes dont l'engagement spirituel — et historique — pourrait être qualifié de johannique.
 
Un livre passionnant pour ceux qui veulent plus loin dans leur relation avec Jehanne d'Arc…
 


vendredi 20 janvier 2012

Jeanne d'Arc, le mystère des voix

Livre sur Jeanne d'Arc :
Ed. Peleman, 236 pages

Extrait :
Le mystère des Voix

La communication avec l’Invisible est-elle possible ?

La Pucelle d’Orléans soulève des questions essentielles qui, des siècles plus tard, demeurent d’actualité. La communication avec l’Invisible est-elle possible ? Les Ecritures l’affirment, mais les prélats qui la jugent, embarrassés, en ignorent les modalités.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ? Reconnaissons-le : les meilleurs théologiens n’ont, à ce jour, pas répondu à cette problématique et les sémiologues n’ont aucunement résolu l’énigme : comment un signe peut-il ordonner une conduite à suivre ? Comment un signe se manifeste-t-il ? Quel est le procédé de décryptage du signe ? Comment le lire, l’interpréter ? Quel est le code de lecture[1] ?

Dès les premières séances, vertige ! Les assesseurs du Tribunal, doctes personnes, confortablement installés dans leurs fonctions sacerdotales, demeurent démunis face à la radicalité des affirmations de la Pucelle. S’attendaient-il à voir comparaître une brute ? La surprise est de taille quand jaillissent ses premières répliques. C’est que chez elle, tout est vrai. Sans componction ni solennité. Oui, Sainte Catherine lui parle. Sainte Marguerite la conseille. Et Saint Michel[2] veille sur elle. Ricanement du rationaliste. L’esprit de notre siècle accepterait tout au plus la poésie surréaliste de ces déclarations sur images de première communiante avant de revêtir la pauvre hallucinée d’une camisole de force. La réalité contondante du fait johannique n’en demeure pas moins : les batailles sont livrées en raison des signes qu’elle a perçus. Ici, l’ingérence du surnaturel dans l’ordre établi a raison des ratiocinations. La réalité témoigne de la valeur des visions.

À toutes les questions, elle répond avec assurance. Elle présente ses interlocuteurs célestes avec toute sa familiarité paysanne. Les docteurs en théologie en sont sidérés : comment Dieu peut-il s’adresser aux hommes, pire : à une femme ? De quel droit peut-elle affirmer sa connivence avec les voix, alors que ce sont eux les maîtres du dogme ?

[1] Voir le film de Joële Van Effenterre, Après la Tempête, portrait d’une femme extraordinaire, Malliat Film, CNC, 2001.

[2] Michel : Mi-Kael. En hébreu : qui est comme Dieu.

mercredi 18 janvier 2012

Jeanne d'Arc : à l'attention des historiens et leur méthode





Un extrait du livre


A l'occasion du 600ème anniversaire de la naissance de la Pucelle d'Orléans, ne serait-il pas temps de dégager Jeanne d'Arc de cet "encerclement" rationaliste qui ne fonde ses thèses que sur la stricte observation des phénomènes et les documents ? Le mystère d'un être se laisse-t-il circonscrire par l'approche historicisante ? L'histoire peut-elle se permettre de n'être qu'une sorte d'archéologie rétrospective ? Je cite ici : "Pour l’historien, le temps passé est révolu et ne survit que par ses traces, celles des faits recensés. Mais la réalité n’est-elle faite que de matière ? Le Temps se laisse-t-il trancher en lamelles de dissection ? Il forme un tissu vivant, composé d’instants émergeants. Le Temps n’est pas une durée, écrit Louis Massignon, mais une constellation d’instants reliés entre eux. C’est cette constellation qui nous intéresse, en ce qu’elle tisse la trame de nos existences, reliées à celles de nos ancêtres, tirant des lignes de force entre présent et passé, projetant au loin ses tentacules vers l’avenir : à l’Histoire, science du temps linéaire, il conviendrait de substituer l’Histoire, science de l’Instant. L’instant étant le point d’émergence de la volonté vivante où se coagule l’événement. Le temps johannique se construit sur cette dynamique : Jeanne d’Arc est une fulgurance qui ne dure que trois ans dans la longue histoire de France. Mais elle pèse d’un poids considérable depuis 600 ans, étant une condensation intense de volonté, une nécessité alimentant le corps vivant que constitue le territoire sur lequel son épopée a imprimé la thématique libératoire… Un livre passionnant sur ce sujet, pour "sortir" Jehanne du cachot des conventions historiques : Jehanne, la Délivrance. L'histoire : "S’absoudre de la doctrine linéariste et s’ouvrir à une connaissance plus vaste du vivant."

mardi 17 janvier 2012

Jeanne d'Arc : la procédure inquisitoriale…


Jeanne d'Arc, le procès d'inquisition


Extrait du livre Jehanne, la Délivrance



La puissance de Cauchon excédait le pouvoir politique. C’est en effet à l’injonction de sa lettre, aussi voluptueuse que menaçante, que le duc du Luxembourg consentit à céder la Pucelle. Les Bourguignons, alliés du Duc acceptèrent, à leur tour, le transfert de la détenue à Rouen. Qui pouvait résister aux amabilités du prélat, dès lors qu’il entendait faire de ce procès une affaire personnelle ? La seule évocation d’une sanction ecclésiale dissolvait toute résistance : aucun prince ne pouvait se permettre de subir une excommunication. La damnation éternelle de l’âme constituait en ce temps l’arme absolue. La moindre maladresse de langage en matière de foi pouvait entraîner la comparution immédiate pour flagrant délit d’hérésie. Arme de dissuasion efficace, l’arsenal des sanctions religieuses enserrait toutes les modalités culturelles, sociales et politiques. Monseigneur recevait la soumission des puissants de ce monde sans qu’il lui soit nécessaire d’imposer sa courtoisie au-delà d’une simple allusion à l’enfer.

Dès les premiers interrogatoires (en réalité des visites secrètes qu’il lui rendait dans sa cellule), l’Evêque comprit qu’avec la Pucelle d’Orléans la partie ne serait pas aisée. Cauchon vit se dresser devant lui une Résistante. Cette femme ne se soumettrait pas au pouvoir de Son Emminence. Elle ne renoncerait à aucune de ses convictions ni n’accepterait de trahir sa cause. Quant à l’obéissance au système, elle ne l’envisagerait qu’à condition que cela soit conforme au commandement de ses voix. Or ses voix précisément lui conseillent de tenir tête. De ne céder en rien, et d’affirmer sans relâche la prévalence des messages divins sur le dogmatisme. Le clash était inévitable, entre deux personnalités, entre deux catégories intellectuelles. D’une part, le religieux, engoncé dans le formalisme et la certitude de détenir la vérité absolue ; d’autre part, l’illuminée, non moins catégorique, affirmant la véracité de son dialogue direct avec ses maîtres célestes.

Avant même la comparution officielle de la détenue, le prélat met au point les grandes lignes de la dramaturgie. Il rassemble un collège d’élites, s’assure de leur soumission — souvent sous la menace — et réunit autant de figurants professionnels priés de s’exprimer à l’unanimité d’une seule opinion : la sienne. Cauchon, lui-même ancien recteur de la Sorbonne, se rêvant peut-être quelque tiare papale, veille à ce que les apparences légales du procès soient respectées, à condition toutefois qu’elles lui garantissent l’issue prévue.

Ces formes dont la violence scandalise toute conscience moderne ne s’embarrassaient pas d’humanisme ou de droits de l’Homme : instruction à charge, absence d’avocat, tortures, intimidations, autant de mauvaises habitudes qui gravèrent pour longtemps leur marque dans le fonctionnement de la justice — y compris républicaine : l’absence d’un défenseur lors de la garde à vue d’un suspect est une de ces lamentables coutumes qui a prévalu dans le droit français pendant des siècles — jusqu’en avril 2011 !


La suite dans le livre :

Jehanne, la délivrance


vendredi 13 janvier 2012

Jeanne d'Arc et l'Inquisition. Le Procès

Un extrait du livre :





En 1429, dès le lendemain du sacre de Charles VII à Reims, les Français poursuivent leur inéluctable progression sur Paris. Déjà les premiers combats s’engagent aux pieds des fossés entourant la capitale dont les soldats Bourguignons ne semblent pas absolument résolus à les défendre. En effet, le Duc de Bourgogne — grand-père du futur Charles Quint — est maître de la cité. Cousin du roi, mais allié des Anglais, il oscille entre de vigoureuses déterminations guerrières et d’habiles manœuvres diplomatiques rendant son ralliement indispensable à l’un et l’autre belligérants. Paris, certes, n’allait pas se rendre. Mais le Duc de Bourgogne n’allait pas poursuivre longtemps la guerre aux côtés des Anglais…
C’est sur ce modus vivendi négocié avec son parent que Charles VII ordonne à ses troupes de cesser provisoirement les combats à l’approche de l’hiver. Les bataillons d’avant-gardes engagés contre Paris, commandés par Jehanne, battent retraite et regagnent l’armée qui se replie vers le Sud.
Pendant ce temps, fidèle à l’Angleterre, Pierre Cauchon se trouve déchu : ayant fuit Reims, diocèse dont il avait la charge, il se fait nommer à Beauvais, grande ville du Nord sous le solide contrôle du régent Bedford. Une aigreur toute personnelle ronge son âme à l’encontre de Charles VII venu se faire couronner dans sa cathédrale. Mais plus encore hait-il la femme l’ayant chassé de son prestigieux évêché. Aussi, dès qu’il apprend la capture de la Pucelle par les hommes du duc du Luxembourg à Compiègne, fait-il immédiatement prévaloir ses exigences.
Les historiens ont étudié la question de droit. Quicherat souligne que la Libératrice d’Orléans n’aurait jamais dû être soumise à quelque procès que ce soit : d’une part, vice de forme. Les juridictions de Compiègne et de Beauvais ne se confondant pas, elle ne pouvait relever d’un tribunal qui siégeait à… Rouen. D’autre part, le statut de la prisonnière : elle venait d’être anoblie par Charles VII. Cette noblesse nouvellement acquise n’interdisait pas son déferrement devant l’Inquisition, mais elle aurait dû inspirer une tout autre issue. Comme c’en était l’usage lors de la capture de prisonniers, elle aurait dû servir d’otage contre le paiement d’une rançon, tractation qui sembla, un temps, s’engager entre les Bourguignons qui la détenaient et le roi de France qui désirait la racheter. Mais la soudaine intervention de l’Evêque, incongrue au regard du droit, donna à l’affaire une tournure inattendue.
De quelle légitimité Beauvais s’estime-t-il investi quand il réclame la livraison de la captive et son transfert à Rouen ? Des règles strictes organisaient le fonctionnement de la justice inquisitoriale qui rendaient impossible, du moins en théorie, toute confusion de compétence. Malgré les arguments discutables qu’il avance, l’Evêque obtient satisfaction. Ses interlocuteurs cèdent : qui aurait tenté de polémiquer avec Cauchon ? Sa notoriété, appuyée sur la puissance anglaise, lui conférait une influence démesurée. Il étendait, non en droit, mais dans les faits, son domaine juridictionnel aussi loin que son autorité personnelle pouvait s’étendre, c’est-à-dire au moins jusqu’à Rome. N’ayant de compte à rendre à personne, pas même au Pape Eugène IV dont il était l’ennemi personnel, il pouvait en toute liberté inquiéter qui que ce soit — y compris l’Inquisiteur Jean Lemaître — sans qu’il n’existât aucune forme de recours remettant en cause l’exercice de son absolutisme. Investi d’un pouvoir illimité et se réclamant de l’infaillibilité divine — qu’il contestait au souverain pontife —, Cauchon offre l’image-archétype du procureur suprême, accusateur surpuissant instruisant à charge dont le spectre hantera la justice française jusqu’à une époque très contemporaine : qu’il nous suffise d’observer le statut du Juge d’instruction, tel qu’il est resté en vigueur, en France, jusqu’à la fin des premières années du XXIème siècle ! Ce magistrat indépendant, pilier d’un système autocratique, n’agissait sous aucun contrôle. Selon son bon vouloir, il pouvait ordonner la séquestration de tout individu lui paraissant suspect, sans que l’apport de preuves ne soit nécessaire. Seule la réforme volontariste et musclée — décriée par les intéressés — imposée par la Cour européenne des droits de l’Homme et mise en œuvre par le politique en 2010 viendra à bout de cet héritage des mœurs médiévales. L’instructeur, désormais, voit sa puissance circonscrite, n’étant plus le seul juge décisionnaire. D’autres juristes, dont le Juge des Libertés, nommés à égalité de pouvoir, veillent à garantir l’équilibre entre accusation, défense et droits de la personne…

234 pages.