mercredi 18 janvier 2012

Jeanne d'Arc : à l'attention des historiens et leur méthode





Un extrait du livre


A l'occasion du 600ème anniversaire de la naissance de la Pucelle d'Orléans, ne serait-il pas temps de dégager Jeanne d'Arc de cet "encerclement" rationaliste qui ne fonde ses thèses que sur la stricte observation des phénomènes et les documents ? Le mystère d'un être se laisse-t-il circonscrire par l'approche historicisante ? L'histoire peut-elle se permettre de n'être qu'une sorte d'archéologie rétrospective ? Je cite ici : "Pour l’historien, le temps passé est révolu et ne survit que par ses traces, celles des faits recensés. Mais la réalité n’est-elle faite que de matière ? Le Temps se laisse-t-il trancher en lamelles de dissection ? Il forme un tissu vivant, composé d’instants émergeants. Le Temps n’est pas une durée, écrit Louis Massignon, mais une constellation d’instants reliés entre eux. C’est cette constellation qui nous intéresse, en ce qu’elle tisse la trame de nos existences, reliées à celles de nos ancêtres, tirant des lignes de force entre présent et passé, projetant au loin ses tentacules vers l’avenir : à l’Histoire, science du temps linéaire, il conviendrait de substituer l’Histoire, science de l’Instant. L’instant étant le point d’émergence de la volonté vivante où se coagule l’événement. Le temps johannique se construit sur cette dynamique : Jeanne d’Arc est une fulgurance qui ne dure que trois ans dans la longue histoire de France. Mais elle pèse d’un poids considérable depuis 600 ans, étant une condensation intense de volonté, une nécessité alimentant le corps vivant que constitue le territoire sur lequel son épopée a imprimé la thématique libératoire… Un livre passionnant sur ce sujet, pour "sortir" Jehanne du cachot des conventions historiques : Jehanne, la Délivrance. L'histoire : "S’absoudre de la doctrine linéariste et s’ouvrir à une connaissance plus vaste du vivant."

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