VISITE PRESIDENTIELLE A DOMREMY ET VAUCOULEURS
Le 6 janvier 2012, à l’occasion du 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc, le Président Nicolas SARKOZY se rend en visite officielle à DOMREMY et VAUCOULEURS.
Le Président se met-il au diapason de l’appel johannique ou s’agit-il d’une ruse, d’une vulgaire pêche aux voix visant l’électorat conservateur catholique ? Est-ce une manipulation ou l’hommage sincère, personnel et représentatif du premier élu de la République rendu à l’une des figures principales de l’Histoire de France ?
N’est-il pas surprenant, en effet, que le Chef de l’Etat vienne saluer une icône de l’Ancien Régime, la République ayant aboli - guillotiné - tous les symboles de la royauté ? Pourquoi, dès lors, le président républicain vient-il se recueillir sur le lieu de naissance de la Pucelle d’Orléans ? Se sentirait-il, en tant que délégué de la République, redevable de quelque dette envers la mémoire johannique ? La République vient-elle puiser à Domrémy une nouvelle source d’inspiration ?
En tant que Chef d’Etat, Nicolas Sarkozy accomplit là un geste de portée symbolique capitale : il signe le lien irréfragable unissant le présent au passé, célébrant l’unité nationale par delà les vicissitudes de l’Histoire. Non qu’il renie la République dont il est le premier élu, mais il réalise un lien, une accolade, une forme de réparation de l’ancienne blessure infligée à la Nation depuis les sauvageries révolutionnaires. Ce geste de conciliation avec la Mémoire dessine une relance de la cohésion nationale. Sur quelles valeurs ?
Effet direct de cette visite à Domrémy-Vaucouleurs : l’énergie johannique, toujours présente dans les lieux, répondra sans doute à l’appel symboliquement lancé par le Président. La mémoire vive de Jeanne d’Arc, depuis 600 ans, déverse en effet une énergie considérable, et se condense à certains moments historiques, lors d’événements tragiques ou solennels : le Général de Gaulle s’en est aperçu, dans ses Mémoires, lui qui lança son appel un 18 juin, date anniversaire de la bataille de Patay qui vit la victoire de Jeanne sur les Occupants de l’époque. Autre date phénoménale : la prise d’Orléans eut lieu un 7-8 mai. Une date symbolique qu’André Malraux a relevée : à mettre en relation avec les prochaines élections présidentielles dont on connaîtra les résultats un 7 mai. Le prochain élu sera forcément quelqu’un qui aura pris contact avec l’énergie johannique.
C’est pourquoi Nicolas Sarkozy accomplit ce voyage : pour se mettre sur le rail énergétique de la Pucelle d’Orléans dont il sait qu’elle pourrait le guider vers la victoire.
Mais suffit-il d’accomplir un acte symbolique, s’il n’est pas accompagné d’une claire conscience du projet à développer ?
L’énergie johannique fusera à Domrémy, plus encore à Vaucouleurs où la Pucelle commença à mettre son projet en œuvre. Le Président Sarkozy sera-t-il à même de recevoir cette énergie ? Son esprit est-il préparé à cette rencontre ? Sera-t-il prêt à recevoir ce qu’il vient chercher : une forme d’adoubement sacré, une investiture transhistorique lui garantissant la victoire élective ?
Vient-il en ces lieux de mémoire commettre un acte de routine que sa fonction lui délègue naturellement, ou vient-il puiser à la source mnémonique des énergies qui ont construit la Nation par le passé ?
Son discours sera-t-il empesé de l’amidon habituel dont il s’est fait le spécialiste : conventionnel et compassé aux idées reçues, au matérialisme ambiant ? Ou se verra-t-il « visité » par une inspiration lui soufflant une nouvelle donne d’ordre spirituel ?
Nicolas Sarkozy a en commun avec la Pucelle d’Orléans cette certitude inébranlable d’être toujours dans le vrai.
A ceci près que Jeanne ne décide jamais par son raisonnement usuel ou de la pensée consensuelle, mais uniquement par l’écoute des Voix. Sa conscience est investie par un système de pensées tout à l’opposé de celui qui formate la réflexion du Président Sarkozy qui, en homme de notre temps, croit à la raison raisonnante, au pouvoir de la science, de la technologie, du rationalisme, de l’économique pratique. Jeanne, tout au contraire, ne croit qu’aux signes, et rejoint par là les grands prophètes bibliques. Elle est tout entière, corps et âme, dévouée jusqu’au sacrifice personnel, à l’Alliance, au sens biblique du terme.
Nicolas Sarkozy rejoindra-t-il ce serment de fidélité ?
Si le Président procède, par cette visite, à une manipulation, alors il risque de subir un court-circuit : l'énergie « déboulera » depuis 1412, électrisera le chef d'Etat, qui, mal préparé, ne serait pas capable de recevoir une telle charge. Il en résulterait une surtension au sens électrique : le Président risquerait de se griller au feu johannique. Parce que notre jeune femme, elle, ne plaisante pas et ne se laissera pas faire : il serait fort possible que s’il devait y avoir manipulation, le maître d’œuvre ne soit pas l’hôte de l’Elysée. Le Grand Ordonnateur des destinées pourrait tirer les ficelles tout autrement qu’aux desiderata personnels.
Deux issues possibles se présentent :
1. S'il s'accorde avec l'Alliance johannique, Nicolas Sarkozy pourrait se voir doté d’une extraordinaire charge énergétique. Sa visite à DOM-rémy et Vaucouleurs pourrait signer une réussite magistrale, à condition qu’il se projette en continuité vers la Connaissance actualisée réalisée par « DOM. Aubier ».
Un kabbaliste ferait la lecture des noms en cause : DOM-REMY = MIRE - DOM = « regarde du côté de DOM. Car c'est là que l'énergie est REMI-se. Cela VAUT LEUR COUP. »
Dès lors, de cette visite pourrait émerger une re-naissance d’un homme et d’un projet politique. Nous assisterions à une forme de « transfiguration » de la personne et de la Nation, à condition qu’après l’hommage historique, le Président se tourne vers l’initiée moderne, clairement désignée par Jehanne, qui actualise la Connaissance en un mode adapté à notre temps.
2. Si le Président manque le rendez-vous avec l’esprit et visite les lieux en mode de spéculation électoraliste sur des intérêts matérialistes, cela pourrait lui être fatal. Il signerait là sa perte politique, l’énergie johannique étant telle que la petitesse du projet n’y résisterait pas.
Il recevrait à Domrémy ou l'investiture-adoubement ou… sa lettre de congé. A moins que...