dimanche 8 janvier 2012

Marine Le Pen et Jeanne d'Arc : une passion…


Jehanne, la Délivrance


À l’instant où la France s'interroge sur son identité, (vaste débat !) le message de Jeanne d'Arc reste-t-il d'actualité ? Faut-il s’étonner qu’en France la candidate à l’élection présidentielle de 2012, désignée par le parti nationaliste, s’adosse passionnément à Jeanne d’Arc ? Certains y voient calcul, manœuvre politique : à notre avis, les choses sont bien plus simples. L’énergie johannique déferle et irrigue le pays depuis six siècles. Elle soutient qui s’y adonne et cela avec autant d’énergie qu’il existe un principe d’analogie entre la candidate et Jeanne d’Arc : la féminité positivement déclarée au service de la Nation, s’arquant et s’appuyant sur la donne transhistorique de la Pucelle d’Orléans. L’extraordinaire montée du parti nationaliste, à la veille de l’échéance 2012, n’est pas due, comme le croient les chroniqueurs, à la récession économique ou la crise bancaire. Ou encore à la crise sociale touchant les classes populaires. Ce n’est pas une sympathie de « réaction » qui porte haut la jeune femme dans les sondages d’opinion. C’est l’approche de l’échéance balisée par l’année 2012, portant le tatouage johannique (1412) sur le corps intemporel de la mémoire nationale.

Y verrait-t-on une imposture de la part de la présidente de ce Parti ? Une sorte d’adduction énergétique calculée qui viendrait se nourrir de l’énergie johannique pour asseoir une situation personnelle ?
L’attitude de Marine Le Pen est-elle feinte ? La presse ridiculise bien assez l’adulation qu’elle voue à la jeune fille d’Orléans et se gausse à souhait de ce pittoresque idolâtrique. Il n’empêche : je crois que cette vénération ne procède d’aucune intention malsaine : il existe, bien au contraire, entre elle et la Pucelle d’Orléans, cette forme d’attraction personnelle, ouvertement déclarée, que l’on pourrait qualifier de "quasi-amoureuse", défiant toute critique issue de l’espace politico-médiatique… Une passion qui pourrait l'emmener bien plus loin que ne l'imaginent les stratèges politiques…




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